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Les oiseaux d'été | Avec Joséphine Bacon et Charles-Api Bellefleur

Le mercredi 27 octobre 2021 à 20 h 

Régulier 24 $

Réduit 22 $
 
Redevance et taxes incluses
 

 
petit Outremont

Le spectacle Tsakapesh, qui réunissait le conteur Charles-Api Bellefleur et la poète Joséphine Bacon pour raconter un des grands atanukans, ou mythes innus, a fait salle comble au dernier festival.  Le FICM récidive cette année : le duo contera cette fois-ci un autre des atanukans, Les oiseaux d’été. Plusieurs fois millénaire, ce mythe nous raconte comment l’été est arrivé sur nos rives. Les mythes innus font partie des grandes cosmogonies du monde au même titre que les cosmogonies européennes, mais les méfaits de la colonisation nous ont rendus ignorants de cette riche tradition ; nous tentons de corriger cette erreur de l’histoire. Le regretté Serge Bouchard a nommé les Innus Le peuple rieur. Cette soirée sera remplie des rires francs des deux conteurs, qui nous liveront dans la joie et le rire un vieux récit qui raconte la place de l’humain dans le cosmos.
 
Joséphine Bacon est une poète innue originaire de Pessamit. À la fois parolière et réalisatrice, elle est considérée comme une auteure phare du Québec et est reconnue sur la scène internationale. Elle dit souvent d’elle-même qu’elle n’est pas poète, mais que dans son cœur nomade et généreux, elle parle un langage rempli de poésie où résonne l’écho des anciens qui ont jalonné sa vie. Les éditions Mémoire d’encrier publient ses recueils de poésie : Bâtons à message/Tshissinuatshitakana, Un thé dans la toundra/Nipishapui nete mushuat et Uiesh – Quelque part. Pour ce dernier, elle reçoit le Prix des libraires du Québec 2019, catégorie poésie, et le prix Indigenous Voices Award 2019.
 
Innu de la Romaine, Charles Api Bellefleur est le gardien des vieilles légendes de son peuple. Il nous les raconte dans une langue colorée et pleine d’images. Chasseur et rêveur, il est aussi musicien et s’accompagne à l’accordéon et au teueikan, tambour sacré et très respecté chez les Innus.
 
Crédit photo : Angel Montiel